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Ce n’est pas sans une émotion profonde qu’on peutcontempler sur les monuments de l’Acropole les ravagesdu vandalisme guerrier et du vandalisme artistique. Delarges taches blanches tranchent sur la couleur fauvedes colonnes, dont l’aplomb admirable a résisté à lat puissance du canon. Sur toute la surface de la citadelleon foule une poussière de marbre et le pied se heurtesans cesse à des boulets rouilles épars au milieu desj ruines.
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1 L’Acropole ou la citadelle occupe la cime d’un rocherà pic, isolé de toutes parts. Elle est entourée de forti-. lications construites avec les débris de l’ancien Parllié-5 non ravagé par les Perses. Un chemin raboteux etdifficile a été pratiqué sur la pente occidentale, qui est3 un peu moins raide que les autres. Pour arriver aus sommet il faut traverser des fortifications d’époques^ différentes. Les peuples qui ont imposé au pays uneï domination éphémère y ont laissé chacun des traces de< leur passage.
Après avoir franchi trois portes on se trouve tout àcoup en face des Propylées. Une cascade de marbresmutilés est le seul escalier qui y conduise. Des travauxrécents ont mis à jour les six colonnes doriques de lafaçade sur laquelle s’ouvre une galerie de colonnes