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ioniques qui donne entrée dans l’Acropole . Çà et là,sous le portique, sont entassés des fragments de co-lonnes brisées et une de ces poutres de marbre dedimension gigantesque qui servaient à soutenir le pla-fond des Propylées.
Les ailes du monument subsistent encore ; seulementl’aile droite est couverte par une grossière tour carrée,qu’on aurait déjà rasée si la jeune reine n’eùt demandégrâce pour elle. Dans ce pays étranger, où rien ne luiretrace les souvenirs de la patrie, elle regarde aveccomplaisance cette vieille tour qui lui rappelle de loinles manoirs féodaux de son Allemagne .
Ces restes, tout dévastés qu’ils sont, suffisent àdonner une idée de la plus magnifique avenue qu’aitjamais rêvée l’orgueil humain. Quand on gravit lesdernières marches du péristyle, on a déjà reconstruitdans sa pensée le magnifique escalier de marbre quidonnait accès dans ce portique extraordinaire, dont lescinq portes ouvertes laissaient entrer la foule. Onrevoit les deux statues qui en ornaient l’entrée se dres-ser sur leurs piédestaux immenses. Le fronton reposesur les colonnes nues. A droite s’élève le temple de laVictoire Aptère, et de l’autre côté la fameuse pynaco-thèque, décorée des peintures de Polygnotte. Tous ces