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ATHENES.
l'on trouve entre les madones de Raphaël et les viergesbyzantines. Le même fait a dû sans doute se produireavant le siècle de Périclôs comme avant celui de Léon X ,et ce sont probablement ces essais déjà très-remarqua-bles que nous retrouvons dans les Propylées.
C’est dans ces Propylées qu’était placé, selon l’opi-nion de Stuart, le groupe des Grâces sculpté par So crate . Il était fds, comme on sait, d’un sculpteur, quile destinait à exercer son art. Mais le jeune hommeavait d’autres pensées : déjà les rêveries du philosophespiritualiste se trahissaient dans l'œuvre du sculpteur;contre l’usage reçu, il avait représenté les trois déessesvêtues, faisant ainsi pressentir le premier le triomphedes Grâces voilées par la pudeur sur la nudité resplen-dissante des Grâces païennes.
On conserve près de là, dans le temple de la VictoireAptère, un bas-relief de Phidias , représentant uneVictoire qui se déchausse : c’est à notre sens le morceaude sculpture le plus parfait que possèdent les Athéniens,après les vols dont ils ont été victimes. La tête estbrisée, et pourtant rien ne peut rendre la grâce aveclaquelle la déesse se penche et l’élégance pleine desimplicité de la draperie. C’est de ce bas-relief qu’onpeut dire, selon l’antique formule : C’est un marbre