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mont Pagus. Cette partie (le la ville étagée en amphi-théâtre, et flanquée de bois de cyprès; la magnifiquevégétation qui couvre le pied des montagnes; l’anima-tion du port, les pavillons de diverses couleurs flottantsur les maisons des consuls, la pureté du ciel, donnenta cette rade un aspect gai et pittoresque.
Quoique Smyrne ait toutes les apparences extérieuresd’une ville turque, c’est-à-dire, des minarets qui ladominent, de grands cimetières plantés de cyprès, desrues étroites et malpropres, en réalité, elle n’appartientà la Turquie , ni par les mœurs, ni par les habitants ;c’est une ville cosmopolite, une place de marché. —Un officier de marine me disait un jour en parlant deses voyages : « J’ai visité les grands ports des cinq par-ties du monde, et je ne connais pas un seul peuple. »En effet, les habitants des ports subissent à leur insul’influence de tous les étrangers qui y séjournent; ilsse font une vie à part qui est un résumé des habitudesde tous les peuples avec qui ils sont en relation. Lalangue se corrompt, et les mœurs nationales s’altèrentau contact de tant de nations diverses. Un port est uneauberge sur la grande route des mers, et tordes lesauberges se ressemblent plus ou moins. Il en est ainside Smyrne . Ce grand comptoir de l’Orient est envahi