(jue close et silencieuse, il y a les Arméniens, les Créeset les Juifs, qui s’agitent sur le port, guettant les oc-casions de fortune, et ce sont eux qui attendent, con-duisent et volent la masse flottante des voyageurs.
Smyrne est pour les artistes une ville de repos et deplaisirs; elle n’a pas de monuments, et ce qu’on a domieux a y faire, c’est de se laisser aller à la douce vieque le climat conseille, et d’y jouir paisiblement dela beauté du ciel et de la beauté des femmes. On peuty passer son temps dans le plus agréable far niente.Lame des Roses, dont le nom est si célèbre et si gracieux,n’a peut-être pas d’analogue dans le monde entier. Lesboulevards de Paris , les jardins d’Ilydc-Park, la ehiajode Naples ont leur genre de beauté particulier; la ruedes Roses a aussi sa physionomie propre. Il n’est sansdoute pas de musée qui puisse se vanter de posséderune galerie plus richement ornée que cette rue Orien-tale , où les plus belles femmes de l’Asie resplendissentsur leurs balcons dans leurs plus brillants atours.Smyrne l’amoureuse ne dément pas les promesses deson nom. Depuis la célèbre Phryné , les molles Ioniennesn’ont pas dégénéré de la beauté de leurs aïeules. LesSmyrniotes savent poser sur leur oreille le petit larpuitclibrodé d’or avec une crânerie et une élégance aussi ini-