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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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SMYRNE .

mitable que la désinvolture du schâll parisien. Leurscheveux abondants et fins sen échappent en longuestresses, qui caressent leurs épaules veloutées; des grap-pes de fleurs de marronniers, des œillets, des rosessont disposés sur leur tète de la façon la plus coquette;et leur petite veste brodée , quelles garnissent defourrures en hiver, ne le cède pas en grâce originale àla mantille espagnole et maltaise.

Les maisons sont très-basses, les balcons sont desespeces de galeries vitrées qui savancent sur la rue; ilsne sont pas très-élevés, en sorte que lorsquon passeil cheval dans fe quartier grec ou arménien, on senva tout émerveillé, découvrant à chaque pas un nou-veau nid peuplé de gracieuses figures.

Les yeux des Smyrniotes sont bleuis tout autour avecune préparation particulière, ce qui les fait paraîtreplus grands et plus brillants ; leurs sourcils sont peints ;elles regardent les étrangers dune façon si hardie, queplus dun nouvel arrivé, trompé par ce regard pro-voquant, a été durement accueilli sur lescalier de cespalais de fées.

On a lhabitude a Smyrne de se promener sur desânes. Lorgueil du voyageur européen se révolte dabordde lhumilité de ces montures; maison finit par en