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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

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Ce n'est donc pas la liyzance impériale que lonvient chercher sur les rives du Bosphore , mais la villemoderne de Stamboul avec sa population cosmopolite,son mouvement, et son commerce. Quand on a rassasiéses yeux du premier aspect du paysage, cest au bazarquil faut aller. Cest la quon doit étudier un peuplequi na pas de monuments.

Mais ce nest pas cela quon voit dabord ; il fautaller sétablir de lautre côté du port dans la ville fran-que de Péra, cest-'a-dire quau lieu de vivre au milieudun peuple original, on est condamné h avoir sanscesse sous les yeux le spectacle affligeant dune villebâtarde qui a ajouté aux inconvénients dune villeturque toutes les misères de la civilisation.

Chaque jour on descend à travers les rues étroites etescarpées de Galata aux échelles de Top-Khana et de Kara-Kœi, pour aller a Balik-Bazar de lautre côté delà Corne- dOr . Auprès dune estrade en bois qui savance sur leseaux souillées du port, se pressent les kaiks effilés etgracieux. Dune échelle a lautre , cest un mouvementénorme, comme celui dune grande capitale, mais unmouvement silencieux. Les barques glissent doucementsur leau, guidées par leurs rameurs élégants vêtus dechemises de soie. Quand on approche de la rive, un