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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

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Jantes les babouches mignonnes en velours rouge ou bleu,brodées dor et surmontées dune houppe de soie blan-che ; la, les bottines et les babouches jaunes et les mi-roirs enfermés dans des boîtes de velours rehaussé deperles, et les petits coffrets incrustés de nacre. Ailleurs,ce sont les mouchoirs brodés, les étoffes brillantes deBroussa, de Damas et dAlep ; dans une galerie étroite,sont assis derrière leur comptoir les riches orfèvres,qui exposent aux yeux des acheteurs de petites boîtes deverre remplies de pierres précieuses ; enfin viennent lesécrivains et les libraires. Au milieu de tout cela sélèvele plus grand et le plus animé de tous les bazars, lemarché aux armes, le bésestain. Cest la que se font lesventes aux enchères; sur les murs sont disposés pitto-resquement les sabres de Damas et du Korassan, lekhandjar et le yatagan, la lance du Kurde ou du Bé-douin , le lourd tromblon de cuivre, et les pistoletséclatants de pierreries, le fusil arabe a la crosse incrustéede nacre, et le fusil garni dargent des Albanais. Letout entremêlé de marchandises, détoffes et dhabitsde toute sorte.

Ce bazar est un magnifique édifice surmonté dundôme. Dans lintérieur, les échoppes disposées symé-

t

triquemcnt forment de petites rues circulent les

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