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Jantes les babouches mignonnes en velours rouge ou bleu,brodées d’or et surmontées d’une houppe de soie blan-che ; la, les bottines et les babouches jaunes et les mi-roirs enfermés dans des boîtes de velours rehaussé deperles, et les petits coffrets incrustés de nacre. Ailleurs,ce sont les mouchoirs brodés, les étoffes brillantes deBroussa, de Damas et d’Alep ; dans une galerie étroite,sont assis derrière leur comptoir les riches orfèvres,qui exposent aux yeux des acheteurs de petites boîtes deverre remplies de pierres précieuses ; enfin viennent lesécrivains et les libraires. Au milieu de tout cela s’élèvele plus grand et le plus animé de tous les bazars, lemarché aux armes, le bésestain. C’est la que se font lesventes aux enchères; sur les murs sont disposés pitto-resquement les sabres de Damas et du Korassan, lekhandjar et le yatagan, la lance du Kurde ou du Bé-douin , le lourd tromblon de cuivre, et les pistoletséclatants de pierreries, le fusil arabe a la crosse incrustéede nacre, et le fusil garni d’argent des Albanais. — Letout entremêlé de marchandises, d’étoffes et d’habitsde toute sorte.
Ce bazar est un magnifique édifice surmonté d’undôme. Dans l’intérieur, les échoppes disposées symé-
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triquemcnt forment de petites rues où circulent les
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