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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

TC

en attendant que le prophète lui envoie pour son mal-heur quelque nouveau chaland.

A côté de ces braves gens se démènent sans pudeurles Arméniens et les Juifs qui poursuivent le passant deleurs interpellations. Létranger qui entame un marchévoit infailliblement arriver un Juif obligeant et rusé quise mêle a la conversation. Ces gens-l'a simposent commeinterprètes, et lorsque le marchand turc demande centpiastres, le courtier officieux en demande deux centsdans sa traduction. Si lon découvre la fraude et quonremercie le Juif de sa politesse par un rude coup debâton, le misérable sesquive sans mot dire, et per-sonne ne prend sa défense.

Avant de quitter les bazars, on traverse le marchéaux esclaves. Cest une grande cour carrée, entouréedune galerie couverte sous laquelle sont disposés lessièges et les tapis pour la commodité des acheteurs.Dans lintérieur de la galerie souvrent une multitudede petites chambres avec des fenêtres à treillis. Ces ré-duits sont occupés par les femmes que les revendeurs ontacquises. Celles qui arrivent ou qui nont pas encoreété vendues sont accroupies dans la poussière, à demivêtues dun lambeau de laine blanche, et étalent ausoleil leur corpsluisant. Le marchand arabe, les jambes