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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

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croisées et le eliibouk a la main, montre au chaland une; jeune négresse debout devant lui, calme et résignée.

Dans les galeries, des Turcs aux yeux brillants discutent/ et regardent. Derrière les treillis des fenêtres, se dressentquelques ombres blanches.

f Cest Tu le dernier bazar, le dernier degré de léchelleï commerciale dans cette grande ville tout sachète,i tout se vend. Et cependant, ce peuple brutal en appa-

}' rence, qui vient la marchander une femme et une fa-

mille, a des instincts singuliers de douceur et de bonté !f Tous les oiseaux qui habitent la ville, les tourterelles,les pigeons, les goélands, les cigognes, sont sous la

| sauvegarde de la piété publique. Jai vu au milieu

: s

J des places, sur des branches de platanes qui pliaient

I jusquil quelques pieds du sol, de jolies colombes

posées sur leur nid dans une entière sécurité. Lors-quune barque chargée de blé traverse la Corne-dOr,du haut des mosquées, du haut des arbres sabat-i tent des volées de pigeons qui viennent librement

ï prendre dans la cargaison la part des oiseaux du

: ciel.

Mais la bénignité des Turcs sétend aussi il la raceimmonde des chiens errants. Ces animaux, hideux etfarouches, couchés au soleil au milieu de la rue, étalent

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