Buch 
D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
Entstehung
Seite
79
JPEG-Download
 

CONSTANTINOPLE .

79

«, dit iiu illustre voyageur, vous arrivez sans cesse« dun bazar à un cimetière, comme si lesTurcsnélaient« sur la terre que pour acheter, vendre et mourir. »M. de Chateaubriand a oublié quentre le bazar et lechamp des morts, il y a la mosquée. La religion occupeune grande place dans la vie des Turcs. Ce nest pasen vain que la voix du muezzlin retentissant du hautdes minarets des trois cents mosquées de Stamboul in-vite les croyants à la prière. Elle domine les bruits dubazar et le tumulte du port.

Toutes les mosquées ont à peu près la même formeextérieure et le même aspect. Ce sont dénormes massesde pierre couronnées de demi-dômes que commandeune grande coupole.

Au dessus sélèvent les minarets, tours étroites etaiguës quenveloppent, comme des anneaux , des bal-cons circulaires et sculptés d le muezzlin fait en-tendre son chant criard. Elles sont précédées dunegrande cour coule une fontaine. A lintérieur, ellessont ornées dune manière uniforme. Le parvis est cou-vert de tapis et de nattes. A quelques pieds au-dessussont suspendus des (ils de fer disposés transversalementauxquels sont attachés des lampes en verres de couleuret des œufs dautruche. Sur les murs sont inscrits en