Buch 
D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
Entstehung
Seite
92
JPEG-Download
 

CONSTANTINOPLE .

!J'Ü

comme un manteau royal, pendant que les arabats atte-lés de buffles sarrêtent au milieu des prés et déposent àlombre des arbres les femmes turques qui jouent avecune joie enfantine au milieu des herbes et des fleurs.

Dautres voitures chargées arrivent lentement par lessentiers en faisant crier leurs essieux. Quand elles ontdéposé leur précieux fardeau, elles sabritent sous lesbranches de quelque platane gigantesque, et lesbœufs libres du joug paissent lherbe de la prairie.

Ces arabats sont des chars a quatre roues, formésdune caisse oblongue peinte de couleurs éclatantes etornée de moulures dor. Au-dessus sarrondissent enberceau des arcs de bois llexible qui supportent unetente de toile ou de soie. Le joug des buffles ou desbœufs est peint de couleurs variées, incrusté dara-besques, et garni de petits miroirs. 11 est surmontédun arc de bois mouvant qui sarrondit en demi-cerclesupportant des pompons de soie, de petites clochetteset quelquefois des guirlandes de fleurs. Dans cettelongue voiture, sur des coussins disposés parallèlement,sont assises huit ou dix femmes.

Dans un asile bien ombragé, un joueur de corne-muse invite h la danse les Grecs et les Arméniens: dunautre côté, un café attire les fumeurs de narghilés; et