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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

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des Turcs rêveurs, accroupis au pied des arbres, con-templent avec des yeux distraits cette scène naïve qu'ondirait empruntée à un vallon de lArcadie antique.

A deux lieues de la sétendent les vastes forêts deliclgrade, Ton trouve dautres tableaux et dautresimpressions.

Quand on pénètre dans lintérieur de ces immensesforêts, on se croit égaré dans un vallon solitaire duNouveau-Monde. Le regard se perd sous des voûtesmassives de feuillage, au milieu de chênes que la hachena jamais touchés. De temps en temps, les arbres sécar-tent pour faire place a une prairie vierge, quentoureun horizon de verdure. Les petits chevaux turcs lancésau galop a travers ces silencieuses retraites, fran-chissent les ravins et les ruisseaux, déchirent la moussesous leurs pieds, laissent derrière eux un long sillondans les herbes , puis rentrent sous la voûte desarbres pendant que le cavalier ravi sincline sur leurcol, pour éviter le choc des branches.

Quelquefois, au milieu dune vallée, on rencontretout a coup un mur de cinquante ou soixante pieds de* liant. Derrière ce mur, un ruisseau arrêté par cet obs-tacle, a formé un lac charmant couronné darbres dontles branches trempent dans leau. Ce sont les réser-

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