sine, de tasses a café, de cbibouLs, de couvertures etde narghilés. Chaque tapis représente un ménagecomplet. Le pont ainsi accommodé rappellerait assezbien l’aspect d’un dortoir d’hôpital, si la face calme etrebondie des Turcs, l’expression triste et rusée desvisages juifs et arméniens, la désinvolture légère etspirituelle des Grecs, la variété des usages et des cos-tumes, ne prêtaient à cette scène un caractère parti-culier.
Des harems voyageaient aussi à bord du paquebot ;mais on avait parqué ces pauvres femmes dans un coindu bateau. Une balustrade a jour, couronnée de toile,les séparait des passagers, ce qui donnait il leur en-ceinte réservée la tournure d’une cage il poulets. Ennotre qualité de Francs, avides de secrets du harem,nous avions établi nos tapis contre la cloison mysté-rieuse, et nous plongions furtivement des regards in-discrets à travers les ouvertures. Nous ne voyions à peuprès rien., mais notre persistance curieuse n’en dimi-nuait pas. Le voisinage de ces femmes voilées, de toutesles habitudes cachées de la vie orientale, travaillaitnotre imagination, et nous lisions dans ce livre inconnuavec l’œil du rêve.
Quand nous eûmes épuisé toutes les distractions,