Buch 
D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
Entstehung
Seite
107
JPEG-Download
 

1

ET LE MONT OLYMPE . 107

chée dans quatre bâtons croisés. Noua poussâmes un crideffroi. Le conducteur affirma que tout était pour lemieux, et nous fit remarquer deux étriers formés par descordes repliées, quil avait, dit-il, préparés à notre inten-tion. La bride était représentée par un simple licou, b laboucle duquel pendait une corde, unique moyen dediriger un animal dun caractère aussi souple que lemuletI Nous en prîmes pourtant notre parti, et nousnous livrâmes à notre destin, comme devrais Turcs au-raient pu le faire.

I Dix minutes après, nous étions hors de la ville.

Nous traversions un pays très-bien cultivé. Des vignesç entremêlées doliviers et de beaux mûriers couvraient| les pentes des coteaux. Mais les douleurs intolérables| que nous commencions à éprouver nous empêchaient| dapprécier les charmes du paysage. Pendant une heure| nous avions essayé les poses les plus extravagantes,

\ sans éprouver aucun soulagement.

| En ce moment nous gravissions une pente assez raide.t Quand nous en atteignîmes le sommet , nous oubliâmesun instant nos malheurs. Une plaine immense couvertedune végétation superbe, et assez semblable en tout àla plaine deGraisivaudan, se déroulait à nos pieds. Delautre côté de cet océan de verdure sélevait le mont