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chée dans quatre bâtons croisés. Noua poussâmes un crid’effroi. Le conducteur affirma que tout était pour lemieux, et nous fit remarquer deux étriers formés par descordes repliées, qu’il avait, dit-il, préparés à notre inten-tion. La bride était représentée par un simple licou, b laboucle duquel pendait une corde, unique moyen dediriger un animal d’un caractère aussi souple que lemuletI Nous en prîmes pourtant notre parti, et nousnous livrâmes à notre destin, comme devrais Turcs au-raient pu le faire.
I Dix minutes après, nous étions hors de la ville.
Nous traversions un pays très-bien cultivé. Des vignesç entremêlées d’oliviers et de beaux mûriers couvraient| les pentes des coteaux. Mais les douleurs intolérables| que nous commencions à éprouver nous empêchaient| d’apprécier les charmes du paysage. Pendant une heure| nous avions essayé les poses les plus extravagantes,
\ sans éprouver aucun soulagement.
| En ce moment nous gravissions une pente assez raide.t Quand nous en atteignîmes le sommet , nous oubliâmesun instant nos malheurs. Une plaine immense couverted’une végétation superbe, et assez semblable en tout àla plaine deGraisivaudan, se déroulait à nos pieds. Del’autre côté de cet océan de verdure s’élevait le mont