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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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sous la puissance de lombre. Il ne restc| plus dans larue que les chiens et les Francs. Les rangées de maisonsentre lesquelles nous marchions ne nous apparaissaient

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que comme deux lignes grisâtres tracées!dans lombre.De temps en temps un chien foulé sous lès pieds de nosmules se levait et senfuyait en hurlant. /Ces cris reten-tissaient lugubrement dans ces rues désertes. Des trou-pes de chiens se levaient aux angles des maisons, faisantétinceler dans lombre leurs yeux farouches. La meutehideuse sacharnait autour de nous, mordait les jarretsde nos mules et nous étourdissait /lun épouvantableconcert. A chaque fois que la lanière lie nos longs fouetstartares sabattait sur eux cétait unç recrudescence deglapissements et de cris. Leur fureur redoublait, etnous allions ainsi, troublant les mornes échos de cettegrande ville obscure et abandonnée. Son immensitésemblait saccroître au milieu des ombres. A dix heuresnous étions encore dans la rue, égarés et cherchantasile. Notre guide avait perdu le chemin. Enlin, apresmille tours et détours, après des tribulations sans nom-bre, nous frappâmes il une porte qui s'ouvrit laissantpasser un flot de lumière qui nous éblouit. Les chiensépouvantés rentrèrent dans la nuit comme des fan-tômes. Nous avions devant nous lillustre Arménien