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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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UROUSSA

I 16

Francs, et, sur ]es quatre-vingt mille âmes qui peuplentla ville, on compte plus (le soixante mille Turcs.

Comme dans presque toutes les villes de lempire, lesédilices religieux sont les seuls monuments de lîroussa ;elle renferme cent cinquante mosquées, line seule den-tre elles, qui est une ancienne église, mérite lattentiondes artistes. On la nomme Oulou-Djami, et elle passepour une des quatre plus belles de la Turquie . Ses deuxportails présentent tous les détails charmants et capri-cieux de larchitecture moresque, lintérieur est sem-blable à celui de toutes les mosquées : lin pavé couvertde riches tapis et des murs nus sur lesquels sont gravés,de distance en distance, quelques versets du lioran.Une belle fontaine qui sélève au milieu de lédifice,fait jaillir ses trois jets deau, dont lagréable murmureporte a la rêverie.

Des bazars spacieux renferment les étoffes que pro-duit lindustrie locale. 11 y en a de très-séduisantes,moins habilement tissées sans doute que celles de Lyon ,mais qui se distinguent par loriginalité des dessins etune certaine hardiesse de couleur.

En somme, lîroussa est plus remarquable par sa po-sition que par sa construction. Elle a pourtant de bellesrues pour une ville turque, mais cest une beauté rc-