UROUSSA
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Francs, et, sur ]es quatre-vingt mille âmes qui peuplentla ville, on compte plus (le soixante mille Turcs.
Comme dans presque toutes les villes de l’empire, lesédilices religieux sont les seuls monuments de lîroussa ;elle renferme cent cinquante mosquées, line seule d’en-tre elles, qui est une ancienne église, mérite l’attentiondes artistes. On la nomme Oulou-Djami, et elle passepour une des quatre plus belles de la Turquie . Ses deuxportails présentent tous les détails charmants et capri-cieux de l’architecture moresque, l’intérieur est sem-blable à celui de toutes les mosquées : — lin pavé couvertde riches tapis et des murs nus sur lesquels sont gravés,de distance en distance, quelques versets du lioran.Une belle fontaine qui s’élève au milieu de l’édifice,fait jaillir ses trois jets d’eau, dont l’agréable murmureporte a la rêverie.
Des bazars spacieux renferment les étoffes que pro-duit l’industrie locale. 11 y en a de très-séduisantes,moins habilement tissées sans doute que celles de Lyon ,mais qui se distinguent par l’originalité des dessins etune certaine hardiesse de couleur.
En somme, lîroussa est plus remarquable par sa po-sition que par sa construction. Elle a pourtant de bellesrues pour une ville turque, mais c’est une beauté rc-