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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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K T LE MONT OLYMPE .

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lative qui ne séduit guère les étrangers. Assise sur lepremier plan de la montagne, elle domine une plainemagnifique, traversée par un Heure. Ses abords, ducôté de Moudania, sont dun aspect étrange; elle sélèvebrusquement au-dessus de la plaine, comme sur un murde rochers. Enlin un accident de terrain ajoute encoreà sa beauté pittoresque. Un ruisseau, qui vient delOlympe, traverse la ville a cent pieds de profondeur,comme si le rocher sétait entrouvert dans une convul-sion de la nature pour lui donner passage. Des maisons,des kios'is, sont suspendus sur ce précipice, et dansses versants rapides des arbres ont grandi qui montrentau niveau des maisons leur tête chargée dune végéta-tion puissante. On ne peut se défendre dun mouvementde surprise quand, en traversant un petit pont, on setrouve pour la première fois en face de ce tableau bi-zarre et sauvage, au milieu dune grande ville. La lar-geur de cette fissure nexccde pas vingt mètres en cer-tains endroits, et une seule arche suffit pour la franchir.Un de ces ponts, couvert de maisons, comme autrefoiscelui de la Tournelle, est dun effet très-original.

Pour couronner dignement cette cité privilégiée,lOlvmpe bythinien déploie au-dessus delle son richemanteau de forêts, ses zones de végétation différentes,