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ses ruisseaux, ses cascades, pendant que se dessinentil travers les arbres du premier versant de nombreuxtombeaux de derviches et de prophètes.
Le lendemain de notre arrivée, nous trouvâmes ilnotre porte de jolis petits chevaux , conduits par un su-rudji (coureur a cheval), portant le costume classiquedu pays. De larges selles s’étalaient sur le dos de nosmontures. Nous ne pûmes nous défendre d’un certainattendrissement a la vue de ces produits de l’industrieturque.
11 est certain pourtant qu’elles étaient d’un confortabletrès-équivoque, mais le malheur instruit les hommes àse contenter de peu.
Nous sortîmes de la ville pour faire l’ascension dumont Olympe . A l’extrémité des maisons du faubourg ,notre guide nous fit remarquer une petite mosquée.C’est le tombeau d'un sultan, qui est l’objet d'une vé-nération particulière. Nous descendîmes de cheval pournous en approcher. 11 était cinq heures du matin. Unvieux Turc était le seul gardien de la mosquée ; nousnous hasardâmes a y entrer. Dès que nous eûmes fran-chi le seuil, le vieillard s’avança vers nous avec des gestesde menace ; mais nous n’en tînmes compte. Quand ilvit que nous poursuivions notre violation sacrilège, il