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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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Ils

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ses ruisseaux, ses cascades, pendant que se dessinentil travers les arbres du premier versant de nombreuxtombeaux de derviches et de prophètes.

Le lendemain de notre arrivée, nous trouvâmes ilnotre porte de jolis petits chevaux , conduits par un su-rudji (coureur a cheval), portant le costume classiquedu pays. De larges selles sétalaient sur le dos de nosmontures. Nous ne pûmes nous défendre dun certainattendrissement a la vue de ces produits de lindustrieturque.

11 est certain pourtant quelles étaient dun confortabletrès-équivoque, mais le malheur instruit les hommes àse contenter de peu.

Nous sortîmes de la ville pour faire lascension dumont Olympe . A lextrémité des maisons du faubourg ,notre guide nous fit remarquer une petite mosquée.Cest le tombeau d'un sultan, qui est lobjet d'une vé-nération particulière. Nous descendîmes de cheval pournous en approcher. 11 était cinq heures du matin. Unvieux Turc était le seul gardien de la mosquée ; nousnous hasardâmes a y entrer. Dès que nous eûmes fran-chi le seuil, le vieillard savança vers nous avec des gestesde menace ; mais nous nen tînmes compte. Quand ilvit que nous poursuivions notre violation sacrilège, il