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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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chaîne de montagnes qui sentrouvre pourjeterun lleuveh la mer; et lautre est une belle colline boisée, ornéedune ville dont la couleur jaunâtre tranche sur unfond de sombre verdure.

Les vaisseaux de haut bord, quon voyait de loin sebalancer dans la rade, pareils a des hochets gracieux,élèvent déjà au-dessus de leau leurs croupes énormes,et leurs mâts gigantesques se confondent dans le cielavec les minarets aériens. Les maisons, percées de raresouvertures et couvertes de terrasses plates, séche-lonnent jusquau sommet de la colline, comme les de-grés dun escalier immense. Les derniers édifices repo-sent sur les rochers verdâtres de la grève et sur lesdébris des fortilications qui défendaient lancien port.La mer fait blanchir son écume jusque sur la margelledu quai.

Autour des remparts ruinés qui entourent la villesépanouit une végétation magnifique. Des haies decactus formant des murs de verdure , enclavent lesjardins et coupent la surface de la colline en carrésinégaux.

Des palmiers à taille svelte et des caroubiers à têtemassive sélèvent de temps en temps au-dessus deschamps de mûriers, doliviers et de lilas de Perse qui