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chaîne de montagnes qui s’entr’ouvre pourjeterun lleuveh la mer; et l’autre est une belle colline boisée, ornéed’une ville dont la couleur jaunâtre tranche sur unfond de sombre verdure.
Les vaisseaux de haut bord, qu’on voyait de loin sebalancer dans la rade, pareils a des hochets gracieux,élèvent déjà au-dessus de l’eau leurs croupes énormes,et leurs mâts gigantesques se confondent dans le cielavec les minarets aériens. Les maisons, percées de raresouvertures et couvertes de terrasses plates, s’éche-lonnent jusqu’au sommet de la colline, comme les de-grés d’un escalier immense. Les derniers édifices repo-sent sur les rochers verdâtres de la grève et sur lesdébris des fortilications qui défendaient l’ancien port.La mer fait blanchir son écume jusque sur la margelledu quai.
Autour des remparts ruinés qui entourent la villes’épanouit une végétation magnifique. Des haies decactus formant des murs de verdure , enclavent lesjardins et coupent la surface de la colline en carrésinégaux.
Des palmiers à taille svelte et des caroubiers à têtemassive s’élèvent de temps en temps au-dessus deschamps de mûriers, d’oliviers et de lilas de Perse qui