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pects : je l’ai vu s’élever en roches abruptes et coloréesnu-dessus des ruines de llaalbek, et se développer d’unefaçon majestueuse et imposante le long des plainesde la lîkaà; mais mille part je ne lui ai trouvé unsemblable caractère de grâce et de beauté. Ailleurs lamontagne est morne et silencieuse comme le désert, sesvillages sont misérables, ses rochers sont nus, la terreest à peu près inculte; mais, là, au contraire, la viesemble circuler avec plus de vigueur; et, pendant queles récoltes couvrent les lianes de la montagne, on voitgrandir dans ses heureux villages une race d’enfaulsrobustes et intrépides qui doivent continuer l’œuvre deleurs pères.
Des religieux lazaristes ont établi, nu milieu de cesvillages, des collèges où ils enseignent aux jeunes Ma-ronites l’arabe littéral, le français et l’italien . Ces éta-blissements présentent un intérêt particulier. Dans cespays que le despotisme étouffe dans l’ignorance, cescollèges sont un foyer de civilisation très-puissant ettrès-actif. Je me souviens avec une véritable joie d’unejournée que j’ai passée au couvent d’Antourah. J’entraidans une cour magnifique, ombragée par des orangersd'une grosseur prodigieuse ; elle était terminée par uneterrasse d’où l’on découvrait la mer. Soixante ou qua-