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principe d'humanité aussi sérieux à arrêter le massacredes chrétiens <|iù\ empêcher la traite des nègres.
Les bords de la mer, de ce côté , jusqu’au fleuve duChien , sont couverts de mûriers. Au milieu de ceschamps, sont répandues de petites cabanes de joncsqui servent d’ateliers aux fileurs arabes : nous enten-'dions de tous côtés le tic-tac de leurs instruments ; sou-vent un jeune garçon est assis à la porte, jouant desairs nationaux sur une musette composée de deux ro-seaux réunis, semblable au chalumeau des pâtres deVirgile .
Le fleuve du Chien se jette dans la mer, à Textrémilédu golfe opposée à celle qu’occupe Beyrouth ; il yarrive entre deux montagnes qui le dominent do plu-sieurs centaines de pieds. Un aqueduc est encadré dansle rocher : il semble faire partie de la montagne. 11 aété bâti par l’émir Fakreddin pour amener l’eau auxchamps de mûriers qui bordent la mer. Des lierres ontgrandi dans les crevasses du mur et forment, contre leflanc de la montagne, des arcades de verdure. On né-glige de réparer cet aqueduc, et l’eau qui filtre à tra-vers les pierres tombe comme une pluie au milieu debranches de lierre.
De l’autre côté du fleuve, on rencontre un chemin
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