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BEYROUTH
cloisons : c’est la salle destinée à recevoir les voyageurs.
Partout la nature semble avoir préparé avec soin lasituation des villages. Chaque cime appelle lin groupede maisons, une réunion d’habitants. Le village delîroumâhna nous a frappés par son heureuse position :il occupe une élévation qui est séparée du corps de lamontagne par une vallée profonde; en sorte que d’uncoté on rencontre les horizons sans bornes de la mer,et qu’on voit de l’autre une vallée fertile qui descendsinueusement jusqu’à la plaine de Beyrouth . Les mai-sons des paysans sont répandues sur les versants, etau-dessus d’elles s’élève une esplanade magnilique sou-tenue par deux terrasses où sont réunies les habitationsdes émirs. Une ligne d’arbres énormes borde la ter-rasse qui domine la vallée. Une dizaine de chevauxétaient entravés sous leur ombre; un soleil éclatantanimait le paysage , et l’air, imprégné de lumière, étaitd’une pureté et d’une transparence extraordinaires.
.Nous étions venus à Broumûhna pour visiter les émirsde la famille de Khâdbey. Notre sais alla les prévenirde notre arrivée, pendant que nous considérions leschevaux, dont quelques-uns portaient des amulettespendus au col dans un petit sachet de soie.
L’émir nous reçut dans une grande salie autour de