1ÎT DE LA PALESTINE.
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freniers, marchent toujours à pied et délient les ardeursd’un soleil bridant.
En allant de Beyrouth à Saïda , on rencontre d’abordune plaine de sable longue de deux lieues, qui s’avancedans les terres cultivées, comme une vaste échancrure.Au delà, la route côtoie le rivage, traversant de largeschamps de blé parsemés de rares oliviers, descendantau milieu des joncs et des lauriers-roses d’un maré-cage, ou s’élevant sur le liane d’un mur de rochersqui domine la mer; c’est au détour d’un de ces capsque nous aperçûmes, après notre première journée demarche, la blanche ville de Saïda . Elle enveloppe etcouronne un mamelon très-bas, qui s’avance dans lamer à l'extrémité d’un golfe aux contours gracieux,bordé par les grands arbres de quelques jardins.
Il ne reste plus rien de l’antique cité phénicienne,de cette riche Sidon , mère de la navigation et dessciences. De temps en temps on retrouve, en fouillantle sol des jardins, quelques fragments de colonnes oude bas-reliefs. Ce sont les seuls témoignages de sa gran-deur passée.
Son port même, ce port d’où sont sortis les premiersnavigateurs, a été comblé et peut à peine recevoir lespetits bateaux arabes. Des enfants jouent dans scs eaux