Ml COTES DE LA PHÉNICIE
au milieu des bancs de sable. Des fragments de rochersforment au port de Sidon une chaussée nalurellc. Ducôté de Beyrouth , il est fermé par uu pont qui unit àla terre un petit rocher couvert de fortifications.
Le plus beau monument de la ville est un khan quiappartient à la France . C’est un bâtiment à quatrefaces. Il enclave une cour intérieure, au milieu de la-quelle s’élève un bassin plein d’eau, ombragé parquatre grands arbres. Deux beaux bananiers croissentau bord du bassin. Dans la cour étaient attachés à desd stances égales une vingtaine de chevaux apparte-i nt au grand prince. Au premier étage, règne une'e galerie qui s’ouvre sur la cour. Des femmes, desUs se penchent à ses ouvertures pour voir arriver\ ageurs.
Depuis Saïda jusqu’à Sour, le pays conserve la mêmeapparence; seulement les horizons s’élargissent; lescollines s'éloignent de la mer. Six heures de marcheconduisent a Sour. La ville occupe la pointe d’uneplaine triangulaire dont un des côtés s’étend vers Sidon ,et l’autre vers le Cap-Blanc.
C’est l'a que fut autrefois cette fameuse Tyr, dont lesinnombrables vaisseaux pu ’ pourpre aux rivagesde la Grèce et de l’Italie . Elle est plus misérable encore