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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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Ml COTES DE LA PHÉNICIE

au milieu des bancs de sable. Des fragments de rochersforment au port de Sidon une chaussée nalurellc. Ducôté de Beyrouth , il est fermé par uu pont qui unit àla terre un petit rocher couvert de fortifications.

Le plus beau monument de la ville est un khan quiappartient à la France . Cest un bâtiment à quatrefaces. Il enclave une cour intérieure, au milieu de la-quelle sélève un bassin plein deau, ombragé parquatre grands arbres. Deux beaux bananiers croissentau bord du bassin. Dans la cour étaient attachés à desd stances égales une vingtaine de chevaux apparte-i nt au grand prince. Au premier étage, règne une'e galerie qui souvre sur la cour. Des femmes, desUs se penchent à ses ouvertures pour voir arriver\ ageurs.

Depuis Saïda jusquà Sour, le pays conserve la mêmeapparence; seulement les horizons sélargissent; lescollines s'éloignent de la mer. Six heures de marcheconduisent a Sour. La ville occupe la pointe duneplaine triangulaire dont un des côtés sétend vers Sidon ,et lautre vers le Cap-Blanc.

Cest l'a que fut autrefois cette fameuse Tyr, dont lesinnombrables vaisseaux pu pourpre aux rivagesde la Grèce et de lItalie . Elle est plus misérable encore