ET DE LA PALESTINE.
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que Sidon , sa mère et sa rivale. Saïda est une ville;Sour n’est qu’un misérable village. Les menaces desprophètes se sont accomplies sur elle, et le voyageurne reconnaît plus dans ces misérables masures la reineorgueilleuse de la mer. Un coteau de sable qui la do-mine semble prêt au premier souille du vent à s’é-tendre, comme un linceul, sur ses tristes débris
Un aqueduc d’une belle construction, à travers lesarches duquel on aperçoit les eaux bleues de la mer,amenait a Tyr les fontaines de liass-el-Aïn. Une partiede cet aqueduc , assez bien conservée, vient s’adosserà un petit tertre de forme ronde, que couronnent untombeau de santon et un palmier solitaire.
Rass-el-Aïn est situé à deux lieues de Tyr. C’est làque s’élèvent les puits dits de Salomon. Ce sont troistours dépassant de vingt pieds le niveau du sol ; la plusgrande présente un orifice de plus de soixante pieds delarge. Elles reçoivent l’eau qui jaillit de la terre, commed’un puits artésien. Ces eaux, qui étaient destinées àremplir les aqueducs de l’ancienne Tyr, tombent au-jourd’hui du haut de leurs réservoirs et font tournerplusieurs moulins. Elles forment un petit fleuve qui vase jeter à la mer à quelques centaines de pas de là. Duhaut de ces réservoirs, nous vîmes plusieurs femmes
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