Buch 
D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
Entstehung
Seite
174
JPEG-Download
 

I7i

COTES DE LA PHÉNICIE

nues qui se baignaient dans le ruisseau, et qui, effrayéesà noire aspect, coururent se cacher derrière une haie.

Quelques maisons rassemblées autour de ccs puitsforment un petit village, et un arbre immense placé aubord du chemin est lbôtellerie qui abrite les cara-bines.

A une demi-heure de Rass-el-Aïn, la côle qui se repliesur elle-même , en laissant la plaine de Sour projeterdans la mer sou extrémité sablonneuse, se redressetout à coup et continue à courir vers lEgypte .

A cet endroit, le rivage, par langle rentrant quil aformé, est venu rejoindre les montagnes dont il sétaitgraduellement éloigné depuis Saïda. un rocherescarpé savance dans la mer, présentant aux vaguesson (lanc de craie entamé par les tempêtes. Cest leCap-Blanc. Un chemin hardi et diflicile, que la traditionattribue aux soldats dAlexandre, a été creusé sur leversant presque perpendiculaire de la montagne. I.eschevaux le gravissent péniblement au milieu des aspé-rités blanchâtres de sa surface. Les chameaux et lesmulets, qui depuis mille ans posent le pied à la mêmeplace, ont usé le rocher, et les ravages du temps,venant a leur aide, lui ont fait un sol inégal et tour-menté. Quelques plantes vigoureuses, qui portent des