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nues qui se baignaient dans le ruisseau, et qui, effrayéesà noire aspect, coururent se cacher derrière une haie.
Quelques maisons rassemblées autour de ccs puitsforment un petit village, et un arbre immense placé aubord du chemin est l’bôtellerie qui abrite les cara-bines.
A une demi-heure de Rass-el-Aïn, la côle qui se repliesur elle-même , en laissant la plaine de Sour projeterdans la mer sou extrémité sablonneuse, se redressetout à coup et continue à courir vers l’Egypte .
A cet endroit, le rivage, par l’angle rentrant qu’il aformé, est venu rejoindre les montagnes dont il s’étaitgraduellement éloigné depuis Saïda. Là un rocherescarpé s’avance dans la mer, présentant aux vaguesson (lanc de craie entamé par les tempêtes. C’est leCap-Blanc. Un chemin hardi et diflicile, que la traditionattribue aux soldats d’Alexandre, a été creusé sur leversant presque perpendiculaire de la montagne. I.eschevaux le gravissent péniblement au milieu des aspé-rités blanchâtres de sa surface. Les chameaux et lesmulets, qui depuis mille ans posent le pied à la mêmeplace, ont usé le rocher, et les ravages du temps,venant a leur aide, lui ont fait un sol inégal et tour-menté. Quelques plantes vigoureuses, qui portent des