ET DE LA PALESTINE.
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(leurs violettes, ont crû dans les fentes de ce roclierstérile, et les gelinottes, qui s’abritent dans les cavitésdu rocher de craie qui domine le passage, s’envolentavec bruit a l’aspect des cavaliers, et s’enfuientdans les maigres taillis de genévriers et de chênes nainsqui couvrent le versant opposé de la montagne.
De ce lieu élevé on peut, comme du haut d’une ter-rasse, contempler à ses pieds la vaste mer et la plainede Tyr coupée de champs de blé, de jardins verts, desteppes désolés, dégroupés de palmiers, et peupléede rares villages. On voit planer au-dessous de soi lesgoélands qui mêlent leurs cris tristes et glapissants aubruit solennel des Ilots contre les rochers , et, si on seretourne, on peut apercevoir déjà le sommet des mon-tagnes de la Palestine.
De l’autre côté de ce cap, les montagnes se retirentpour faire place à une plaine boisée. Nous nous arrê-tâmes pour passer la nuit à un khan, situé à peu dedistance du village de Nakhoura, au milieu de cetteplaine. En ruisseau limpide coulait à quelques pas delà, côtoyant un jardin fertile planté d’arbres fruitiers.
Les insectes incommodes qui pullulent dans tous leskhans de la Syrie , nous eurent bientôt chassés de notrecouche. Nous allâmes nous établir en plein air, la tête