nti COTES DE LA PIIÉNICIE
adossée a quelques pierres qui nous garantissaient du
vent.
Euveloppé dans mon caban, je regardais au-dessusde ma tête le ciel brillant d’étoiles; des mouches phos-phorescentes , pareilles à des vers luisants ailés, tra-versaient l’air et voltigeaient d’un arbre à l’autre. Auxdernières lueurs du feu qui s’éteignait, je voyais noschevaux brouter quelques brins d’herbe bridés par lesoleil; des chameaux appaitenant à une caravane demarchands étaient accroupis sur la terre, et j’entendaisseulement au milieu du calme silencieux de la nature,le bruit confus et monotone de la mer agitée. Je vistout a coup apparaître un fantôme blanc. Une voix medit en arabe :
— l.as-salam-aleik. (Je le salue.)
Je me levai, et je vis debout devant moi un Arabedrapé dans son manteau en poil de chèvre. 11 me de-manda du gesle du pain et de l’eau. Je lui montrai leruisseau, et je tirai de mes sacoches un morceau depain que je lui donnai. 11 me remercia et s’en alla; maisje ne pouvais dormir; ces scènes nouvelles pour moitenaient mon imagination en éveil, et dès que je fermaisles yeux, je voyais passer dans mon rêve le manteaublanc d’un Arabe. On s'habitue bien vite il toutes ces