ET DE LA PALESTINE.
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du terrain. Il occupe un espace île deux lieues, et vaporter l’eau à Saint-Jean-d’Acre. A l'endroit o‘la colline et coupe la plaine en ligne directe pour allerjoindre la ville , un beau parc boisé couvrait le coteau,cachant, sous ses ombres de légers kiosks. Ce parc etcette maison de plaisance portent le nom d’Abdallah-Pacha , qui les a construits. De là, nous voyions devantnous les murs de pierre de la ville resplendir au soleilet se détacher sur le fond bleu de la mer.
Déjà nous apercevions les traces que le canon a lais-sées sur ses monuments; les minarets tronqués ne s’éle-vaient guère au-dessus des remparts; nous rencontrionssur le bord du chemin des boulets rouilles perdus aumilieu des herbes; les Turcs les ont laissés sur place;on en trouve jusque dans les rues, comme pour expli-quer les ruines dont on est entouré.
Nous arrêtâmes nos chevaux à la porte de la ville,et, après un repos de quelques heures à l’abri d’unemauvaise hutte de joncs entrelacés, nous allâmes, parun soleil ardent, visiter cette triste victime de la guerre,qui a été ravagée trois fois depuis un-demi-siècle.
En pénétrant dans l’intérieur de la ville, on a sousles yeux tant de débris, on rencontre tant de bazarsdéserts, tant de maisons bouleversées, qu’on erre dans