ET DE LA PALESTINE.
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domestiques dormaient sur les degrés de l’escalier;notre cuisinier, debout devant un grand feu, préparaitquelques provisions pour le lendemain, et aux limitesdu cercle lumineux qui s’étendait autour du foyer, onvoyait quelques ligures d’Arabes plongés dans une demi-ombre et observant tout d’un œil curieux.
Au matin, notre drogman vint nous avertir que leclieik du village nous faisait offrir une escorte pour nousprotéger dans notre trajet jusqu’à Jaffa , dont la routeétait infestée de malfaiteurs. C’est un impôt que lesrusés Arabes lèvent sur les voyageurs débonnaires.N’osant pas les piller ouvertement, ils les épouvantentpar le récit de dangers exagérés, les accompagnent, etse font payer une petite somme ronde en récompensede leurs services. C’est une manière polie de voler lesgens. Nous refusâmes durement la proposition, et nouspartîmes emportant la malédiction de ce respectablecheik.
En quittant le village, nous suivîmes d’abord le ri-vage de la mer, puis nous le quittâmes pour traverserdes collines sablonneuses, sur lesquelles quelques grou-pes d’arbustes croissaient laborieusement.
Après deux heures de marche, nous arrivâmes à l'an-cienne ville de Césarée.
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