ET DE LA PALESTINE.
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Trois heures après notre départ de Jaffa , nousentrions dans les corridors frais et voûtes du couventde Itamla, où nous passâmes la journée. C’est un im-mense bâtiment couvert de terrasses, et percé à l’in-térieur de galeries voûtées qui entourent une petitecour ombragée par un citronnier énorme.
Le bourg de liamla est placé dans une situationagréable, au milieu de champs d’oliviers. Quand onl’aperçoit de loin surmonté du clocher de l’ancienneéglise de Saint-Jean , et de la tour des Quarante-Martyrs, il a une certaine apparence de grandeur.Nulle part je n’ai vu autant de caméléons que dans leschamps qui environnent Itamla. Ils se collent aux murs,semblables à des pétrifications jaunes, se glissent surle tronc des oliviers dont ils prennent la couleurgrisâtre, ou restent immobiles au soleil, dans la pous-sière du chemin. Ils ressemblent, pour la forme, à noslézards ; seulement ils sont plus élevés sur leurs pattes,et leur tête moins allongée est déparée par deux yeuxd’une grosseur excessive.
Une marche de huit heures conduit de Itamla à Jéru salem . Nos moukres accablés de fatigue nous avaientdemandé à marcher la nuit ; ils nous égarèrent dans laplaine, et, depuis dix heures du soir jusqu’au point du
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