210 JÉRUSALEM
d'œil s’évanouit pour faire place à la vision correcte et
exacte de chaque objet.
D’abord , immédiatement au-dessus de la vallée deJosaphat, un large emplacement vide occupe presquetoute la partie basse de la ville. Cet espace est coupépar des groupes d’oliviers surmontés du cône noir dequelques cyprès. A travers leur verdure sombre, on voitbriller les arcades blanches de plusieurs galeries mo-resques dans le genre de celles de l’Alhambra . Ces ga-leries isolées et irrégulières entourent le parvis sur le-quel saillit la masse énorme de la mosquée d’Omarqui écrase, de son dôme resplendissant, le dôme moinsgrandiose du Saint-Sépulcre, et la foule de dômes pluspetits qui s’étend au-devant de lui comme une familleinnombrable.
La construction de cette mosquée est très-élégante,malgré ses dimensions colossales. Elle présente huitfaces pareilles, sur chacune desquelles se dessinent septarcades. Cette première partie, recouverte d’un toitplat, sert de base a un Second édifice de forme a peuprès pareille, mais de dimensions beaucoup moindres,ayant une fenêtre ouverte sur chaque face et suppor-tant l’immense dôme de plomb qui couronne le mo-nument.