Au ilelh on distingue une tour, et un minaret quiappartient à une autre mosquée; puis, au milieu dela masse des toits plats ou bombés de la ville, apparaîtle dôme élevé du Saint-Sépulcre accolé à un dôme pluspetit; enfin , une tour aux larges dimensions dessine àl'horizon ses formes massives; c’est la tour de David ,appelée aussi tour des I’isans. Tout le reste est confondudans un plan à peu près égal, sur lequel on reconnaîta peine les toits plus élevés des couvents latins, grecset arméniens.
Au dehors, sur les pentes qui descendent du pieddes remparts au fond de la vallée, quelques chameauxpaissent une herbe maigre et rare ; sous les grenadiersde la vallée de Josaphat ou de Siloë, un vieillard juif cherche une place pour son tombeau ; sur la routeblanchie par la poussière passe, au galop de sa cavalerapide, un Arabe dont la tête est enveloppée d’un lam-beau d’étoffe rouge et jaune, et qui laisse flotter der-rière lui les pans de son manteau. D’autres fois, c’estune caravane de Naplouse ou -de Damas (pii délile len-tement sur les sentiers tortueux qui mènent a la ville, etqui va se perdre sous la voCitc béante de la porte.
.le suis revenu plusieurs fois m’asseoir sur le versantde la montagne. J’aimais, dans mes promenades soli-