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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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JÉRUSALEM

(aires, it aller puiser leau dans le creux de ma maina cette fontaine de Siloë dont le nom est si harmonieuxet dont leau est si fraîche. Elle se dérobe aux réverbé-rations du soleil au fond dun antre creusé au pied duMont-Sion, et bien des voyageurs altérés ont descendules vingt marches qui y conduisent, depuis le tempsles Croisés se battaient devant elle pour se disputerquelques gouttes deau.

Chaque soir, les voyageurs francs retrouvent au cou-vent latin leur modeste cellule , comme ces ancienspèlerins qui venaient il la ville sainte a travers tant defatigues et de dangers. Cest peut-être le seul pays delOrient lon cherche en vain une hôtellerie, et lors-que le couvent est rempli de voyageurs, il faut deman-der un asile a quelque maison particulière dont onachète lhospitalité.

Avant de quitter Jérusalem , nous descendîmes unjour du haut des montagnes pour aller visiter les tribusde libres pasteurs qui font boire leurs chevaux dansles eaux du Jourdain. Nous cheminions en compagniedun des lils du cheik de Jéricho qui sétait engagé ilnous escorter jusquaux bords de la mer Morte . Ce n'est,pas quil y ait l'a plus quailleurs un danger réel; maisc'est un tribut indirect que font payer les Arabes aux