ET LA MEK MORTE.
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zone parée (Tune végétation superbe; ce n’étaient plusles arbustes pâles et flétris qui environnent Jéricho ,mais des arbres puissants, couronnés d’un riche feuil-lage. Sur le sol germait de toutes parts une herbe grasseet touffue; enfin, aux humides exhalaisons qui rafraî-chissaient l’air, on devinait l’approche d’un fleuve ; maisnous ne le voyions pas encore.
Cela paraît d’abord étrange aux voyageurs européens,et il n’en est sans doute pas un seul qui n’ait été surprisquand du haut des montagnes de la Judée , il a cherchévainement, dans la plaine étendue îi ses pieds
Ce long ruban d’argent que déroulent les fleuves.
Habitués a la grandeur des fleuves du Nord , ils ne son-gent pas qu’en Orient il n’y a guère de cours d’eau quene puissent couvrir deux grands arbres sous les ar-ceaux de leurs branches, et le Jourdain coule ainsi,sous une voûte de verdure, entre deux haies d’arbresqui se pressent autour de ses bords pour y chercher lafraîcheur et la vie.
Nous perçâmes le fourré d’arbres et de joncs quinous séparait de lui, et nous trouvâmes de l’autre côtéun fleuve de soixante pieds de large a peu près, quiroule une eau chargée d’un sable grisâtre. Son lit. est