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Le bruit nous lit revenir en arrière, et nous offrîmesde payer le prix de l’oiseau. Le cheik lui-même s’inter-posa et voulut forcer le Bédouin a accepter notre pro-position , mais celui-ci se recula avec colère : « Elle està moi, cria-t-il, voila ce que j’en veux faire. » Et tirantson khandjar, il la coupa en deux et la jeta dans la pous-sière du chemin. Je n’ai jamais rien vu de plus lier que ceBédouin en haillons, exalté par le sentiment de sa liberté.
Cependant, un soleil de cinquante degrés pesait surnos têtes; une soif ardente nous serrait la gorge; l’eaude nos outres était si chaude, qu’il était impossible dela boire. Nous arrivâmes enfin au bord d’une citerne.L'a, notre désappointement fut grand. Les Arabes de latribu a qui elle appartenait en avaient fermé l’orificeavec une pierre énorme. On essaya vainement de l’é-branler. Pendant ce temps-l'a, pour trouver un peud’ombre, nous nous étions couchés sous le ventre denos chevaux, qui, la tête baissée vers la terre et lesnaseaux enflammés, semblaient attendre, avec autantd’impatience que nous, le résultat d’un dernier effort.Tout à coup Besliir, écartant une touffe d’herbe quiavait crû auprès du mur de la citerne, sous l’influencebienfaisante de quelques gouttes d’eau, découvrit unepetite ouverture latérale. Il y plongea le bras, et, laissant
ni.