Buch 
D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
Entstehung
Seite
221
JPEG-Download
 

ET LA MER MORTE .

221

Le bruit nous lit revenir en arrière, et nous offrîmesde payer le prix de loiseau. Le cheik lui-même sinter-posa et voulut forcer le Bédouin a accepter notre pro-position , mais celui-ci se recula avec colère : « Elle està moi, cria-t-il, voila ce que jen veux faire. » Et tirantson khandjar, il la coupa en deux et la jeta dans la pous-sière du chemin. Je nai jamais rien vu de plus lier que ceBédouin en haillons, exalté par le sentiment de sa liberté.

Cependant, un soleil de cinquante degrés pesait surnos têtes; une soif ardente nous serrait la gorge; leaude nos outres était si chaude, quil était impossible dela boire. Nous arrivâmes enfin au bord dune citerne.L'a, notre désappointement fut grand. Les Arabes de latribu a qui elle appartenait en avaient fermé lorificeavec une pierre énorme. On essaya vainement de lé-branler. Pendant ce temps-l'a, pour trouver un peudombre, nous nous étions couchés sous le ventre denos chevaux, qui, la tête baissée vers la terre et lesnaseaux enflammés, semblaient attendre, avec autantdimpatience que nous, le résultat dun dernier effort.Tout à coup Besliir, écartant une touffe dherbe quiavait crû auprès du mur de la citerne, sous linfluencebienfaisante de quelques gouttes deau, découvrit unepetite ouverture latérale. Il y plongea le bras, et, laissant

ni.