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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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JÉRUSALEM

tentes, et vêtues de haillons aux vives couleurs, ressem-blaient a des ligures bibliques. Mais quand on les voitde près, elles perdent tout leur charme ; la misère, lesfatigues , des travaux excessifs leur ôtent toute grâce ettoute fraîcheur; elles se flétrissent à lâge les femmesde lOccident commencent a être belles. Réduites a unedomesticité pénible, elles servent desclaves à leurs tiersmaris, qui leur préfèrent souvent leurs chevaux auxcrins flottants; mais elles gardent cependant au milieude leur dégradation une simplicité de gestes, une no-blesse de port, quon chercherait en vain chez les fem-mes de lOccident , emprisonnées dès leur enfance dansdes vêtements étroits, et comprimées par la gêne deshabitudes sociales.

Déjà nous apercevions le blanc village de Bcthléhemperché sur une colline, au milieu dune forêt doliviers.La végétation reparaissait tout à coup pour orner lepays qui fut le berceau du Christ. Cette vallée dunaspect agréable est passablement cultivée. On néprouvepoint l'a les sentiments qui assiègent lesprit dans latriste Jérusalem . Bethléhem , le village des pasteurs, lapatrie du roi David, qui y porta la houlette avantlépée, rappelle les plus gracieux souvenirs de la Bible et de lÉvangile. Près de est le Jardin fermé, chanté