ISAM. B EK.
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partir, ils essayaient leurs armes et se livraient auxexercices de la fantasia. Derrière eux s’avançait unemultitude d’enfants et de femmes, la plupart portantdes urnes remplies d’eau qu’ils offraient aux cavaliers
Quelques Maronites s’étaient approchés de nous, ennous faisant des signes d’amitié. Bientôt nous nous sé-parâmes, eux pour descendre dans la plaine, nous pourcontinuer notre voyage; mais pendant longtemps noussuivîmes des yeux cette petite armée qui s’en allaitdans un tourbillon de poussière et de fumée.
A une lieue de Zaklé, nous quittâmes la route de laplaine pour nous engager dans les montagnes. Nouscommençâmes à gravir des sentiers raides et rocailleuxsuspendus aux flancs des rochers. De temps en temps,de longues files de cavaliers, dont les armes brillantesétincelaient au soleil, se déroulaient sur un chemintortueux ; c’étaient les habitants de l’autre côté de lamontagne qui venaient rejoindre leurs frères.
Après quelques heures d’une marche lente et diffi-cile, nous atteignîmes le sommet du Liban et nousvîmes à la fois les deux versants de la montagne : d’uncôté, des rochers arides et une plaine déserte; de l’au-tre, des pentes chargées d’une végétation puissante quidescendaient jusqu’à Beyrouth , avec de molles ondu-