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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ISAM. B EK.

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partir, ils essayaient leurs armes et se livraient auxexercices de la fantasia. Derrière eux savançait unemultitude denfants et de femmes, la plupart portantdes urnes remplies deau quils offraient aux cavaliers

Quelques Maronites sétaient approchés de nous, ennous faisant des signes damitié. Bientôt nous nous sé-parâmes, eux pour descendre dans la plaine, nous pourcontinuer notre voyage; mais pendant longtemps noussuivîmes des yeux cette petite armée qui sen allaitdans un tourbillon de poussière et de fumée.

A une lieue de Zaklé, nous quittâmes la route de laplaine pour nous engager dans les montagnes. Nouscommençâmes à gravir des sentiers raides et rocailleuxsuspendus aux flancs des rochers. De temps en temps,de longues files de cavaliers, dont les armes brillantesétincelaient au soleil, se déroulaient sur un chemintortueux ; cétaient les habitants de lautre côté de lamontagne qui venaient rejoindre leurs frères.

Après quelques heures dune marche lente et diffi-cile, nous atteignîmes le sommet du Liban et nousvîmes à la fois les deux versants de la montagne : duncôté, des rochers arides et une plaine déserte; de lau-tre, des pentes chargées dune végétation puissante quidescendaient jusquà Beyrouth , avec de molles ondu-