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Tome I.
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SECOND DIALOGUE.

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avec eux-mêmes, quand, unissant comme celui-ciun cœur vif et un esprit lent, ils commencent parne suivre que leurs penchants et finissent par vou-loir rétrograder, mais trop tard, quand leur raisonplus tardive les avertit enfin quils ségarent.

Cette opposition entre les premiers cléments desa constitution se fait sentir dans la plupart des qua-lités qui en dérivent et dans toute sa conduite. 11 ya peu de suite dans ses actions , parce que ses mou<svements naturels et ses projets réfléchis ne le me-nant jamais sur la même ligne, les premiers ledétournent à chaque instant de la route qu'il sesttracée, et quen agissant beaucoup il navancc point.Il ny a rien de grand , de beau, de généreux dontpar élans il ne soit capable ; mais il se lasse bienvite, et retombe aussitôt dans son inertie : cest envain que les actions nobles et belles sont quelquesinstants dans son courage , la paresse et la timiditéqui succèdent bientôt le retiennent, l'anéantissent ;et voilà comment, avee des sentiments quelquefoisélevés et grands , il fut toujours petit et nul. par saconduite.

Voulez-vous donc connoître à fond sa conduiteet ses mœurs, étudiez bien scs inclinations et sesgoûts ; cette connoissance vous donnera lautre par-faitement; car jamais homme ne se conduisit moinssur des principes et des règles, et ne suivit plusaveuglément ses penchants. Prudence , raison , pré-caution , prévoyance, tout cela ne sont pour lui quedes mots sans effets. Quand il est tenté, il succombe ;quand il ne lest pas, il reste dans sa langueur. Par

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