224 SECOND DIALOGUE.
payer. Il parlera peut-être aussi bien <(u'un autre réelle langage île l’amour dans le tête-à-lêtc 1 mais plus lieumal que qui que ce soit celui de la galanterie dans roitun cercle. lui-i
Les hommes, qui ne peuvent juger d’autrui que toujpar ce qu’ils en aperçoivent, ne trouvant rien en Hesslui que de médiocre et de commun tout au plus, l’Agil’estimeront au-dessous de son prix. Ses yeux , pou
animés par intervalles, promettroient en vain ce faut
qu'il seroit hors d’état de tenir. Ils hrillcroient en roit
vain quelquefois d'un feu bien différent de celui lieu:
de l’esprit : ceux qui ne commissent que celui-ci, fairine le trouvant point en lui, n’iroient pas plus loin ; sur
et, jugeant de lui sur cette apparence, ils diroient : de (
C’est un homme d’esprit en peinture, c’est un sot 1 L
en original. Scs amis mêmes pourroient se trom- a pi
per comme les autres sur sa mesure ; et, si quel- tion
que événement imprévu les’ forçoit enfin de re- vcrs
connoitre en lui plus de talent et d’esprit qu'ils ne aise
lui en avoient d’ahoril accordé, leur amour-propre ( lan:
ne lui pardonnerait point leur première erreur des
sur son compte, et ils pourroient le haïr toute leur >hne
vie, uniquement pour n’avoir pas su d’abord l'ap- les
précier. insu
Cet homme, enivré par ses contemplations des quo
charmes de la nature , l’imagination pleine de types g ne
de vertus, de beautés, de perfections de toute es- peul
pèce, chercherait long-temps dans le monde des VC1 ' 1
sujets où il trouvât, tout cela. A force de désirer, 8cnl
il croirait souvent trouver ce qu'il cherche ; les ( l° n
moindres apparences lui paraîtraient des qualités mêi
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