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Tome I.
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SECOND DIALOGUE.

doute encore plus. Du tumulte des sociétés nais-sent des multitudes de rapports nouveaux et sou-vent opposés, <jui tiraillent en sens contraire ceuxqui marchent avec ardeur dans la route sociale. Apeine ont-ils alors dautre bonne régie de justice,que de résister à tous leurs penchants, et île faire,toujours le contraire de ce quils désirent, par celaseul quils le désirent. Mais celui qui se tient à l'é-cart, et fuit ces dangereux combats , na pas besoindadopter cette morale cruelle, n'étant point en-traîne par le torrent, ni forcé de céder à. sa fougueimpétueuse , ou de se roidir pour y résister : il setrouve naturellement soumis à ce grand préceptede morale , mais destructif de tout l'ordre social,de ne se mettre jamais en situation à pouvoir trou-ver son avantage dans le mal dautrui. Celui quiveut suivre ce précepte il la rigueur na pointd'autre moyen pour cela que de se retirer tout-à-fait de la société , et celui qui cil vit séparé suitpar cela seul ce précepte sans avoir besoin dysonger.

Notre homme ne sera donc pas vertueux, parcequil naura pas besoin de létrc; et, par la mêmeraison, il ne sera ni vicieux, ni méchant; car lin-dolence et l'oisiveté, qui dans la société sont un sigrand vice , nen sont plus un dans quiconque a surenoncer à ses avantages pour nen pas supporter lestravaux. Le méchant nest méchant quà cause dubesoin quil a des autres, que ceux-ci ne le favorisentpas assez, que ceux- lui font obstacle, et quil nepeut ni les employer ni les écarter à son gré. Le