SECOND DIALOGUE.
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insultes • misère et diffamation ? J’entrevois biendans tout cela la cause secrète qui a mis en fureurles auteurs du complot. La route que Jean-Jacquesavoit prise étoit trop contraire a la leur, pour qu'ilslui pardonnassent de donner un exemple qu’ils nevouloient pas suivre, et d’occasioner des compa-raisons qu’il ne leur convenoit pas de souffrir. Ou-tre ces causes générales, et celles que vous-mêmeavez assignées , cette haine primitive et radicale devos dames et de vos messieurs en a d’autres particu*lières et relatives a chaque individu, qu’il n’est niconvenable de dire , ni facile a croire, et dont jem’abstiendrai de parler, mais que la force de leurseffets rend trop sensibles pour qu’on puisse douterde leur réalité ; et l’on peut juger de la violence decette même haine par l’art qu’on met a la cacher enl’assouvissant. Mais plus cette haine individuelle sedécèle, moins on comprend comment on est par-venu a y faire participer tout le monde , et ceuxmême sur qui nul des motifs qui l’ont fait naître nepouvoitagir. Malgré l’adresse des chefs du complot,la passion qui les dirigeoit étoit trop visible pour 11epas mettre à cet égard le public en garde contretout ce qui venoit.de leur part. Comment, écartantdes soupçons si légitimes , font-ils fait entrer si ai-sément, si pleinement dans toutes leurs vues, jus-qu a le rendre aussi ardent qu’eux-mêmes à les rem-plir? Voilà ce qui n’est pas facile à comprendre et«1 expliquer.
Leurs marches souterraines sont trop ténébreusespour qu’il soit possible de les y suivre. Je crois seu-