134 TROISIÈME DIALOGUE.
"V jours quel vrai bien cet art a fait aux hommes.3> Quelques-uns de ceux qu’il guérit mourroient, il» est vj^ai, mais des millions qu’il tue resteroient» en vie. Homme sensé , ne mets point a cette lote-« rie, où trop de chances sont contre toi. Souffre,» meurs ou guéris , mais surtout vis jusqu’à ta der-» nière heure. « {Emile, liv. n.)
7. « Inoculerons-nous notre élève? Oui et non,* selon l’occasion, les temps, les lieux, les circon*si stances. Si on lui donne la petite-vérole, on aura» l’avantage de prévoir et connoître son mal d’a-» vance ; c’est quelque chose : mais s’il la prend» naturellement, nous l’aurons préservé du méde-» cin j c’est encore plus. » (Emile, liv. ii.)
8. « S’agit-il de chercher une nourrice, on la fait» choisfr par l’accoucheur. Qu’arrive t-il de là? que» la meilleure est toujours celle qui l’a le mieuxtv payé. Je n’irai donc point consulter un accou-» cheur pour celle d’Émile ; j’aurai soin de la choi-:» sir moi-même. Je ne raisonnerai pas là-dessus si» disertement qu’un chirurgien, mais à coup sur» je serai de meilleure foi, et mon zèle me trom-» pera moins que son avarice. » {Émile, liv. i.)
LES ROIS, LES GRANDS, LES RICHES.
9. « Nous étions faits pour être hommes, les lois» et la société nous ont replongés dans l’enfance.» Les riches, les grands, les rois, sont tous des en-» fants, qui, voyant qu’on s’empresse à soulager» leur misère, tirent de cela même une vanité pué-