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Tome II.
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152 TROISIÈME DIALOGUE.

ment dun système aussi nouveau pour moi. Ceslivres- ne sont pas, comme ceux daujourd'hui,désagrégations de pensées détachées, sur chacunedesquelles l'esprit du lecteur puisse se reposer. Cesont les méditations dun solitaire ; elles demandentune attention suivie qui nest pas trop du goût denotre nation. Quand on sobstine à vouloir bien ensuivre le fil, il y faut revenir avec effort et plusdune fois. Je l'avois trouve' passionné pour la vertu,pour la liberté, pour lordre, mais dune véhémencequi souvent lentraînoit au-delà du but. En tout, jesentois en lui un homme très-extraordinaire , maisdont le caractère et les principes ne métoient pasencore assez développés. Je crus quen méditanttrès-attentivement ses ouvrages, et comparant soi-gneusement lauteur avec lhomme que vous maviezpeint, je parviendrois à éclairer ces deux objetslun par lautre, et à massurer si tout étoit biendaccord et appartenoit incontestablement au mêmeindividu. Cette question décidée me parut devoirme tirer tout-à-fait de mon irrésolution sur soncompte, et, prenant un plus vif intérêt à ces re-cherches que je navois fait jusqualors, je me fis undevoir, à votre exemple, de parvenir, enjoignantmes réflexions aux lumières que je tenois de vous,à me délivrer enfin du doute vous maviez jeté,et à juger laccusé par moi-même après avoir jugéses accusateurs. Pour faire cette recherche avecplus de suite et de recueillement, jallai passer quel-ques mois à la campagne, et jy portai les écrits deJean-Jacques autant que jen pus faire le discerne-