SENS DE 1/OIiIE
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La figure suivante, qui représente sous une forte am-plification, une coupe longitudinale du tibia du Lasiusflavus, montre que l’appareil en questionrésulte d’une transformation de la trachéequi acquiert des proportions considérables,se dilate aux deux extrémités, en émettant,au sommet du renflement supérieur, unepetite branche qui suit à une certaine dis-tance le trajet du tronc principal auquel ellese rejoint un peu au-dessous de la dilatationinférieure. Cette disposition curieuse est com-plétée par la présence d’un petit corps coni-que, strié, dont la large base s’applique contrela paroi externe de la patte, tandis que sapointe se dirige à l’intérieur pour aboutir àl’extrémité apicale du sac trachéen supérieur.
Tout en faisant les plus grandes réservesl’hypothèse émise en faveur des fonctions auditives decet appareil, il faut se garder de la rejeter sous l’uniqueprétexte que la localisation d’un sens important dans unmembre accessoire serait une absurdité anatomique. Sile fait peut paraître inadmissible aux personnes habi-tuées à ne considérer que l’organisation des animaux su-périeurs où la vie et les facultés sont très centralisées,il n’en esf plus de même pour l’entomologiste qui saitque, chez les invertébrés, les diverses parties du corpsont une existence bien plus indépendante et forment,pour ainsi dire, comme une réunion d’êtres distincts,soumis à une volonté unique et concourant à un butcommun. Les exemples d’une semblable décentralisationne manquent pas chez les articulés, et on peut considérerles divers renflements ou ganglions de la chaîne nerveusecomme autant de cerveaux particuliers, aptes à percevoirdes sensations seuls et sans le concours du ganglion su-périeur ou cerveau proprement dit.
Pour en revenir au sens de l’ouïe, signalons encore
Fig. S. — Ti-bia du La-sius flavus(d’après Lub-bock).
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