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LES FOURMIS
l’opinion de quelques naturalistes qui ne lui assignentpas d’organe déterminé, mais pensent que toutes les par-ties du corps peuvent y concourir. Les ébranlements pro-duits à leur surface par les vibrations de l’air seraientalors transmis directement par les ramifications nerveusesaux ganglions correspondants, et pourraient ainsi déter-miner des perceptions sonores.
Nous sommes obligés de conclure, de ces explicationsmultiples, qu’aucune n’est absolument satisfaisante etque les fonctions auditives des articulés restent encore àl’étude.
Les organes de la vue, chez les fourmis comme chezla plupart des autres insectes, sont de deux sortes : lesyeux composés ou yeux proprement dits et les ocelles.
Les yeux proprement dits, souvent petits chez les ou-vrières, toujours plus grands chez les mâles et les fe-melles, sont au nombre de deux et situés à une placevariable sur les côtés de la tête. Ils sont immobiles etcependant l’animal peut, sans mouvoir la tête, embrasser
un champ visuel fortétendu et voir à la foisdans toutes les direc-tions. Cette précieuse fa-culté est due à la struc-ture particulière desyeux qui sont composésd’une plus ou moinsgrande quantité de peti-
Fig. 6. - Coupe de l’œii d'une œumù et tes facettes hexagonalesportion de sa surface montrant les fa- juxtaposées, l’epi’ésen-cettes ' tant autant de petits yeux
complets, pourvus chacun d’une cornée, d'un cône dia-phane et réfringent faisant fonction de cristallin, et d’unfilet nerveux transmettant les sensations au ganglion céré-bral. Ces petits yeux, tous indépendants les uns des autreset rayonnant dans toutes les directions par suite de la