I.KS l’OGONOMYRMEX
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à propos du curieux revêtement de pierres qui protègeses monticules coniques, habite les terrains plats ou lesprairies des plateaux. Une aire défrichée sur une longueurd’un mètre environ entoure le tertre, niais ou n’y voitpas déboucher de routes rayonnantes comme en établis-sent d’autres fourmis du même genre. L’inutilité de cesvoies est démontrée par la nature particulière de la vé-gétation environnante qui, croissant par touffes, laisseentre ces différents bouquets des intervalles suffisants pourla libre circulation des voyageuses. L’aménagement inté-rieur du nid, creusé à peu près en entier dans le sous-solet n’occupant presque jamais la coupole qui le surmonte,est, comme toujours, un assemblage de chambres souventde grandes dimensions, et séparées par des cloisons d’uneépaisseur considérable. Parmi ces chambres, les unesservent de nourriceries, les autres d’entrepôts pour lesmatériaux de construction. Des greniers d’abondance enassez grand nombre sont installés dans des cases spéciales,et là se trouvent accumulées des quantités considérables degraines destinées à assurer la subsistance des propriétairespendant la saison d'hiver. Les enveloppes de ces graineset les résidus des repas sont entassés aux abords du nid,où ils forment des amas particuliers, analogues à ceuxdéposés par les Aphœnogaster. D’autres débris végétaux,tels que brins d’herbe, fragments de feuilles, tiges degraminées, sont aussi récoltés par les Pogonomyrmex , maisleur emploi n’a pas été déterminé d’une façon certaine.Peut-être servent-ils de charpente pour soutenir certainesparties de l’édifice? Cette supposition parait corroboréepar l’usage que les fourmis font de ces poutrelles poursupporter les moellons servant de portes, comme je l’aiexpliqué ailleurs ; mais il est possible que ces matériauxaient, aussi uue autre destination.
Le mode de récolte des graines a une grande analogieavec celui pratiqué par les Aphœnogaster. Comme cesderniers, les Pogonomyrmex vont en longues colonnes