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Tome III.
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LETTRE

sortis la vanité a présidé: dans le Bourgeois Gen-tilhomme ? qu'un bourgeois qui veut sortir de sonétat, avoir une femme de la cour pour maîtresse, etun grand seigneur pour ami, naura pour maîtressequune femme perdue , et pour ami'quun honnêtevoleur 5 dans les scènes dIIarpagon et de son fils ?que lavarice des pères produit mauvaise conduitedes enfants ; enfin dans toute cette vérité si utile,que les ridicules de la société y sont une source dedésordres. Et quelle manière plus efficace dattaquernos ridicules , que de nous montrer quils rendentles autres méchants à nos dépens ? En vain diriez-vous que dans la comédie nous sommes plus frappésdu ridicule qu'elle joue , que des vices dont ce ridi-cule est la source. Cela doit être, puisquelobjetna.turel de la comédie est la correction de nos défautspar le ridicule, leur antidote le plus puissant, etnon la correction de nos vices qui demande des re-mèdes dun autre genre. Mais son effet nest paspour cela de nous faire préférer le vice au ridicule;elle nous supposepour le vice cette horreur quil in-spire à toute âme bien née: elle se sert même decette horreur pour combattre nos travers ; et il esttout simple que le sentiment quelle suppose nousaffecte moins dans le moment de la représentationque celui quelle cherche a exciter en nous, sans quepour cela elle nous fasse prendre le change sur celuide ces deux sentiments qui doit dominer dans notreâme. Si quelques comédies en petit nombre sécar-tent de cct objet louable, et sont presque unique-ment une école de mauvaises mœurs, on peut com-