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Tome III.
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A M. J. J. ROUSSEAU.

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jours de la semaine suffiroient à cet amusement , eton pourroit prendre pour un de ces jours celui lepeuple se repose ; ainsi dun côté le travail ne seroitpoint ralenti, de lautre la troupe pourroit êtremoins nombreuse, et par conséquent moins à chargea la ville ; on donneroit lhiver seul à la comédie,lété aux plaisirs de la campagne , et aux exercicesmilitaires dont vous parlez. Jai peine a croire aussiquon ne put remédier par des lois sévères aux alar-mes de vos ministres sur la conduite des comédiens ,dans un état aussi petit que celui de Genève ,iœil vigilant des magistrats peut sétendre au mêmeinstant dune frontière à lautre , la législationembrasse à la fois toutes les parties , elle estenfin si rigoureuse et si bien exécutée contre lesdésordres des femmes publiques, et même contreles désordres secrets. Jen dis autant des lois somp-tuaires, dont il est toujours facile de maintenir lexé--cation dans un petit état ; dailleurs la vanité mêmene sera guère intéressée a les violer, parce quellesobligent également tous les citoyens, et quà Ge­ nève les hommes me sont jugés ni par les richesses,ni par les habits. Enfin rien , ce me semble , nesoulFriroit dans votre patrie de létablissement d'unthéâtre, pas même livrognerie des hommes et lamédisance des femmes, qui trouvent lune et lautretant de faveur auprès de vous. Mais quand la sup-pression de ces deux derniers articles produiroit,pour parler votre langage, un nffoiblissement détat,je serois davis qu'on se consolât de ce malheur. Ilncfalloit pas moins quun philosophe exercé comme

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